islande

En terre des volcans


L'Islande évoque habituellement le mélange du feu et de la glace avec ses volcans, ses sources d'eau chaudes et ses glaciers. Mais depuis ce printemps, Islande rime avec retard et annulation de vols ! L'Eyjafjallajokull est bien éveillé avec pas moins de trois épanchements de lave depuis le 20 mars. Nous voulions faire le fameux Laugavegur trek mais avec cette événement géologique, nos plans sont remis en question. Nous en profiterons cependant pour aller voir le phénomène de plus près, après tout ce n'est pas si courant, une éruption qui vous oblige à annuler une randonnée de 6 jours. Si l'itinéraire est assez bien défini, les étapes, elles, se feront au gré de nos envies et des opportunités à notre portée.
En bref le tour de l'île dans le sens anti horaire avec arrêt plus ou moins long dans le parc de Skaftafell, à Mývatn et dans le Jökulsárgljúfur national park. Nous ferons aussi un tour à Geysir et Gulfoss et dans la péninsule Snæffellsnes qui a inspiré Jules Verne pour son célèbre "Voyage au centre de la Terre". Sans oublier le fameux Blue Lagoon, ce lagon bleu d'eau thermale.

Mais pour le moment, il faut remplir ce satané sac à dos qui a l'inconvénient de manquer de place et une fois rempli, celui d'être trop lourd ! Je me suis penché sur la MUL (Marche ultra légère), mais je ne vais pas aller couper le manche de ma brosse à dent (enfin pas pour le moment).
La suite de cette aventure en image dans un mois ou deux...

En attendant, le test des capacités du matériel et des bonshommes a montré quelques faiblesses :
Avec 9 jours de nourriture en autonomie complète, les sacs atteignent chacun 19-20kg, 3l d'eau compris. Les porter durant 5 heures sur un dénivelé de 800m, ça passe. Mais le deuxième jour, les bêtes de somme renaclent. Les descentes trop pentues deviennent un peu des calvaires, des rafales de 80 km/h et un soleil haut n'arrangeant rien.
Bref, on va revoir à la baisse l'autonomie en passant à 6 jours, soit 1.2-1.5kg de gagner et un petit gain de place appréciable, diminuer la taille des serviettes, supprimer un flacon de gel douche, enlever un tee shirt...
Le test de la tente à aussi montré une grosse faiblesse (conseils dans un magasin spécialisé pas fiable) : un manque de place évident pour deux. Même si on y dort très bien, le matériel ne peut pas être protégé de la pluie, ou alors il ne faut pas dormir... Conclusion : une tente une place spacieuse. Il va falloir investir dans un modèle plus grand, 800g plus lourd.

D'ici le départ, la recherche de gain de poids va battre son plein, gagner 2 kg devraient être assez simple, 3 sera de la gageure...

... Finalement à la pesée de l'aéroport, 15,6 et 14,2 kg pour chacun de nos sacs sans l'eau.




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La carte de l'itinéraire
La carte de l'itinéraire
Carte interactive
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Galerie photo
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Soleil nordique


Quelques faits :
  • Le décalage horaire de l'Islande fin mai est de -2h00 -2 mois GMT.
  • Si la crise économique de 2008 a a fortement touché l'Islande, ses habitants sont parmi les plus riches d'Europe, les prix sont élevés.
  • Mieux vaut être en avance à un arrêt de bus, que rester un à trois jours dans un trou perdu.
  • Le premier contact avec un islandais : pourquoi êtes-vous venu ?
  • L'auberge de jeunesse Downtown de Reykjavik est un très bon plan pour qui a toujours rêvé de faire du camping dans une chambre d'hôtel trois étoiles… au tarif d'un hôtel trois étoiles, petit déjeuner en supplément...
  • Le début de la saison estivale dépend du lieu, le 1er, le 15, le 18, le 26 juin… mais quoi qu'il arrive, rien n'est tout à fait prêt à la date prévue.


 

22/05 France - Islande : nous voici !
Parti à 06h30 du sud de la France, nous atterrissons à Keflavik vers 15h45. L'aéroport moderne a terminé meilleur aéroport européen dans un concours mondial. En effet, il est plutôt agréable. La route en bus pour rallier Reykjavik nous fait découvrir un paysage gris monotone, aux allures de friches industrielles ou de chantier de terrassement. Les construction sont cubiques et tiennent du Lego. En fait, il s'agit de champs de lave et des restes de la base militaire américaine occupée jusqu'en 2006.
Arrivé au centre de Reykjavik, nous nous rendons dans un "tourist information" qui se révèle être privé. Nous sommes très bien accueillis. Nous réservons une guesthouse idéalement située près de la cathédrale moderne. Nous sommes visiblement aussi parmi les premiers à prendre un ticket de bus permettant de faire le tour de l'île incluant les fjords de l'ouest dans le sens anti horaire. Ceci se révèlera être un défi plus tard…
Le soir, fatigué de la journée de voyage et intimidés par des prix affichés en milliers de kronas islandaises, nous tombons dans ce qui se fait de pire en matière de gastronomie : un fastfood infâme.

23/05 Reykjavik - Hveragerði : la rivière chaude
Avec une tempête de ciel bleu sur Reykjavik, nous en profitons pour découvrir La ville. Nous prenons une salade sur une terrasse ensoleillée puis partons en bus - le premier d'une longue série - pour Hveragerði. Là, nous profitons immédiatement des conditions météo pour partir à la recherche d'une rivière d'eau chaude. Sur place, nous faisons connaissance avec des québécois. Les 21km de marche de la journée se concluent dans un camping vers 22h00. La clarté du jour nous surprend : il fait jour la nuit !

Skólavörðustígur Sólfar Reykjavik harbour
ÖlfusdalurReykjadalurReykjadalur


24/05 Hveragerði - Vik : camping en chantier
La levée du camp est rapide pour prendre le bus. Une espèce d'énergumène en 4x4 nous poursuit, nous accusant de ne pas payer le camping (le propriétaire absent de son camping). Nous laissons 2100ISK, les douches sont exceptionnellement offertes (il se révèlera être le camping le plus onéreux du voyage).
Après un bref arrêt à Skogarfoss, nous allons à Vik pour y découvrir un camping en travaux : la saison touristique ne commence que le 1er juin ! Après une soupe prise dans un petit hôtel, nous partons pour une petite randonnée sur le plateau qui domine le village.

Falaises de VikReynisdrangurVikPlage de sable noir


25/05 Vik - Skaftafell : chez les glaciers
Après un court trajet en bus, nous arrivons dans le parc national de Skaftafell. A peine arrivés, nous partons pour une randonnée à la découverte de Svartifoss, des sommets et des langues glaciaires. La chute d'eau entourée d'orgues basaltiques est remarquable mais la dimension de l'ensemble me déçoit. En revanche la présence des glaciers à une si faible altitude impressionne.
Au retour nous croisons les québécois de la rivière chaude.

MagnusfossSvartifossLagopède des neiges
SkaftafellsjökullCamping de SkaftafellHvannadalshnúku


26/05 Skaftafell - Jökulsárlón - Höfn : le restaurant
Nous profitons d'un bus tardif pour récupérer de la randonnée de la veille. Le soleil brille sur les sommets alentour. Parmi eux, le Hvannadalshnúku (2119m) étincelant de neige est le plus haut sommet d'Islande.
Après quelques kilomètres le long d'une côte modelées par les fontes de glaces, nous arrivons à marée montante à Jökulsárlón. Ici une langue glaciaire rejoint l'océan. De mini icebergs sont agglutinés, attendant la postérité devant l'objectif des touristes.
Nous reprenons la route pour descendre à Höfn. Le vent souffle et la pluie menace : aura-t-on droit au fameux mauvais temps islandais ? En nous rendant à notre guesthouse près du port, nous voyons un restaurant prometteur : Humarhöfnin. Le dîner est tout simplement excellent, c'est certainement l'une des meilleures tables d'Islande pour les langoustines.

Icebergs de JökulsárlónIcebergs de JökulsárlónLe Zen de JökulsárlónCouchant au large d'Höfn


27/05 Höfn - Djúpivogur : la bonne surprise
Nous poursuivons notre chemin sur la N1 pour arriver à Djúpivogur. Ce village est un bel endroit et sait accueillir les touristes (y compris hors saison !). Question randonnée, il y a de quoi faire. Nous improvisons une petite randonnée côtière qui s'avère très intéressante : les oiseaux sont partout. Nous enchaînons l'après-midi avec une marche improvisée en direction au nord ouest du village. Avec un peu d'escalade nous atteignons le plateau pour découvrir des marques de sentiers qui jouent à cache cache et un joli point de vue : le Bulandstindur (1069m) laisse admirer sa forme pyramidale.
De retour au village, nous profitons du café accueillant dans le Langabud Museum.

Lichen sur littoralŒufs de mouetteBerufjörður‎Langabud Museum


28/05 Djúpivogur - Egilsstadir - Reykjahlíð :
Nous reprenons la route et croisons une harde de rennes, assez rare à observer. Le trajet de la journée est long, entrecoupé d'un arrêt à Egilsstadir. Troisième ville du pays, cette ville a vu sa population grandir avec l'exploitation de l'aluminium dans la région. Industrieuse, elle n'est cependant pas dépourvue d'intérêt avec son parc boisé et sa bibliothèque municipale qui offre un accès internet gratuit.
En fin d'après-midi nous arrivons sur les bords du lac Mývatn. Par malchance, nous choisissons le camping Bjarg, le moins bien du coin : les douches ressemblent à un chantier et je découvre un mouton mort tombé dans une fissure à proximité de notre tente ! Un lagopède parade dans le champ de lave qui nous entoure (c'est le printemps !).

Eglise de ReykjahlíðMouton malchanceux


29/05 Reykjahlíð : 28km
Le Lac Mývatn est décrit comme un lieu où vous pouvez faire de nombreuses ballades. Le garde du parc nou ayant déconseillé de gravir le Krafla à pieds en raison de crevasses masquée par la neige, nous décidons de faire une marche improvisée. Au menu, fissure d'eau chaude de Storagjá, cratère de Hverfjall, champ de lave de Dimmuborgir et fumerolles de Námafjall en passant par le "nature bath" (voir plus loin). Après 28km parcourus, retour au camping prêt de notre mouton.
L'itinéraire conseillé par le garde du parc s'avère assez fatigant avec nos sacs à dos. Le cratère du Hverfjall est facile à gravir et ne nous impressionne guère. Sa descente en revanche est pittoresque...
Dimmuborgir est un champ de lave aménagé, habités par quelques trolls l'hiver et visibles autour de Noël. Après avoir mangé de la poussière sur le volcan, Nous marquons une pause dans un café à touristes. Là, nous nous nous réconfortons avec la spécialité du coin : la truite fumée au pain de lave (cuit dans le sol naturellement chaud).
Le chemin du retour est poussiéreux et malgré cela nous décidons d'aller voir les fumerolles de Námafjall. Nous apprendrons plus tard que chaque année, des touristes imprudents quittent les sentiers balisés. Le sol se dérobe sous leur pieds, ce qui les plonge dans une boue à 200°C...

Descente du HverfjallLichensDimmuborgirDimmuborgir
Piste de poussièreEau chaudeFumerolles de Námafjall


30/05 Reykjahlíð : récupération
La marche de la veille a laissé des traces, aussi décidons-nous de buller au soleil. Nous prenons une chambre dans une guesthouse, faisons notre lessive et réservons un tour en super jeep. C'est tout pour la journée.

31/05 Reykjahlíð : super jeep tour
Nous avons rendez-vous avec notre chauffeur à 9h00. Le véhicule qui nous emmène est un Toyota Patrol version islandaise. Nous nous rendons au Krafla pour découvrir un récent champ de lave (1984) au sol encore chaud. Ici l'activité volcanique est bien visible avec la présence de fumerolles. Nous constatons que nous aurions pu atteindre sans problème le Krafla à pied. En revanche, planter la tente aurait été assez délicat. L'exploitation de l'énergie géothermique engendre des nuisances, notamment sonores. Il règne un bruit permanent de réacteur d'avion sur le site.
Nous poursuivons le tour en empruntant une piste pour Dettifoss. Nous découvrons la chute d'eau la plus puissante d'Europe selon des calculs propres aux islandais. Le canyon est tout aussi remarquable que la cascade. Après une petite ballade à pied, nous reprenons la piste pour Ásbyrgi. Le lieu abrite une des rares forêts naturelles d'Islande avec de vrais arbres : des bouleaux de 6-8m. La dépression se serait formée suite au travail d'érosion d'une gigantesque crue.
Température : un surprenant 18°C. Nous quittons Asbyrgi pour Húsavík. Ce village serait le meilleur endroit pour l'observation des baleines. A la vue des bateaux, nous pensons que c'était aussi un très bon coin pour la chasse à la baleine. Le village recèle une curiosité : le musée du phallus. Depuis la terrasse d'un café, nous observons le ballet des engins élévateur pour le déchargement de la pêche du jour. Après cette pause, nous revenons à Reykjahlíð.

RhyoliteLave du KraflaCanyon de DettifossDettifoss
Forêt d'ÁsbyrgiHafragilsfossBourdonEglise d' Húsavík


01/06 Reykjahlíð - Akureyri : plouf dans le bain
Nous ne pouvions pas quitter le lac Mývatn sans tester les "Nature baths". Le Blue Lagoon local est artificiel à l'instar de son grand frère près de Keflavik. Nous sommes les premiers touristes de la première ouverture matinale de la saison et cela se voit : nous avons vu sur un chantier inachevé avec une pelleteuse jaune sur fond de lave et rhyolite ! Après un déjeuner léger, nous retournons au village pour prendre le bus direction Akureyri. Arrivés sur place nous nous dépêchons d'entrer dans l'office de tourisme qui ferme ses portes malgré les voyageurs qui viennent de débarquer. Nous prenons une carte des randonnées à faire dans le coin puis nous partons pour 9 gros kilomètres à la recherche d'un camping pas trop loin du départ de sentier du lendemain. La pluie menace, le vent est frais et les nuages sont bas (à peine 500m). Nous montons la tente dans une chorégraphie millimétrée et nous mettons à l'abri quelques secondes avant une averse. La nuit sera un peu fraîche sans plus, ici à Kristnes.

02/06 Akureyri : free ride
Nous partons pour une randonnée free ride. En effet, la carte achetée la veille se révèle être de piètre qualité et l'itinéraire suivi ne correspond à aucun sentier marqué car il n'y en a pas ! Les nuages sont toujours présents à 500m d'altitude et le temps ne m'inspire guère pour des photos. Nous sommes en pleine fonte des neiges et nous marchons sur un sol gorgé d'eau et sur des plaques de neige. Partout nous entendons le chant d'oiseaux insaisissables : ambiance de jungle mais sans un arbre. La fin de la randonnée est comme une mauvaise blague : nous arrivons au milieu d'une décharge. C'est pourtant l'endroit officiel, la présence d'un panneau d'information doté d'une carte de qualité et détaillée de la région en atteste. Après 4km nous atteignons la seconde plus grande ville du pays : un peu moins de 17 000 habitants. Akureyri nous séduit rapidement en dépit de l'accueil pitoyable de l'office de tourisme la veille. De taille modeste, elle recèle tout ce qu'il faut pour un court séjour.

La maison du père NoëlLichens


03/06 Akureyri : repos
Nous décidons de profiter des commodités offertes par Akureyri. Aussi visitons-nous différents quartiers, avant de prendre un copieux repas à la bibliothèque municipale servi par un cuisinier heureux de nous servir. Dans le courant de l'après-midi, nous visitons le jardin botanique. Celui-ci regroupe des plantes du monde entier dont près de 400 espèce typique de l'île. Cette journée violente se poursuit chez Eydmundson. Cette librairie est doublée d'un coffee shop et permet de lire sans acheter les magazines parmi un vaste choix de revues internationales en tous genres. Le soir, nous testons le restaurant panoramique de la ville. Nos cocktails sont excellents mais les langoustines en entrée sont plusieurs crans en dessous de celles dégustées à Höfn.

Cafe PárisimageMaison de boisQuai d'Akureyri


04/06 Akureyri - Ísafjörður : 567km
Nous quittons la deuxième ville d'Islande qui est aussi la moins humide. 567km de routes nous font découvrir une partie des fjords du nord-ouest. Notre bus fait étape à Reykjanes, un vestige de grand hôtel en cours de réfaction qui a la particularité de disposer d'une piscine olympique thermale. L'endroit a un petit air de Shining…
Nous finissons par atteindre Ísafjörður. La ville est constituée d'un port naturel au milieu d'un joli fjord. A l'office de tourisme, nous apprenons fortuitement que le bus du lendemain part 30 minutes avant l'horaire officiel et il nous est proposé un "boui-boui" à l'aspect sympathique mais à l'accueil plus qu'approximatif. Nous finissons dans le restaurant d'un hôtel. Le camping en ville est fermé et malgré l'autorisation d'y planter la tente au milieu d'une pelouse aux yeux des habitants, nous nous dirigeons vers un camping au fond du fjord. Une charmante demoiselle accompagnée de sa petite soeur nous interpelle et nous transporte dans sa voiture, nous évitant 5km à pied. Sur place, le camping n'est pas prêt. La saison touristique ne commence qu'au 15 juin ici et le propriétaire, incapable de faire fonctionner son lecteur de CB, finit par nous offrir la nuit en raison de la remise en état inachevée des installations (sympa).
Nous dormons au delà du 66ème parallèle, nous pouvons désormais porter un bonnet 66North !

EyjafjörðurEmbarcadère de l'hôtel Reykjanes


05/06 Ísafjörður - Stykkishólmur : à l'heure, ou pas
Nous reprenons la route après un petit déjeuner dans une boulangerie, commerce peu courant en Islande. Après quelques kilomètres, nous empruntons un tunnel digne de Bip Bip et le Coyote : il s'agit d'un boyau de 6.2km à même la roche avec un croisement au milieu. Plus loin, nous apercevons le dos d'un cétacé, des phoques et des oiseaux dans les eaux calmes des fjords. Un arrêt trop court nous permet néanmoins d'admirer les chutes d'eau de Dynjandi. Puis nous manquons de rater le ferry à une minute prêt : notre chauffeur étant guère préoccupé par les horaires.
Le ferry est comme le camping que nous avons quitté le matin : partiellement en chantier. Nous déjeunons à bord et constatons que les DIVX sont populaires sur le navire. Lors d'une escale à Flatey, un groupe de passionnés d'oiseaux richement équipés en appareils photo et téléobjectifs monte à bord. Après 2h30 de traversée, nous accostons à Stykkishólmur. Le village est dominé par son église à l'architecture remarquable (Stykkishólms kirkja). La vue du camping bondé de caravanes et de 4x4 nous décide à prendre une guesthouse. Les islandais sont en week end et ils sont venus nombreux jouer au golf.

DynjandiDynjandiPort de StykkisholmskirkjaStykkisholmskirkja


06/06 Stykkishólmur - Olafsvik :
Les possibilités de s'échapper du village à pied sont assez faibles et nous les exploitons toutes avec une ballade côtière de 5h00. Le soir nous dînons dans le second restaurant du village (le premier ayant été testé la veille) puis partons pour Olafsvik via une correspondance au milieu de nulle part à Brú. Nous découvrons un camping malodorant avec un camping car planté au milieu. Ses propriétaires nous donnent une belle leçon de manque de savoir-vivre en monopolisant l'unique banc des lieux, n'hésitant pas à le déplacer.
Petit détail d'importance, Olafsvik est sur la côte nord de la péninsule Snaefellsnes...

Drapeau islandaisChamp de lave autour de BrúPrès de BrúN1 à Brú


07/06 Hellissandur/Rif - Reykjavik : sur la trace de Jules
Nous comptions sur un départ matinal pour rallier Hellissandur. Nous marchons sous un soleil de plomb et admirons tout le long de la ballade le Snaefells bien visible. Ce volcan a inspiré le voyage au centre de la Terre de Jules Verne. Vu du nord il n'a rien de l'image typique du volcan. Notre parcours nous conduit à mettre les pieds dans une eau fraîche pour traverser deux petites rivières. Les derniers kilomètres sont interminables sur un terrain fait de mottes et de trous. Enfin, nous atteignons l'église de Ingjaldsholl d'où part une petite route au milieu des lupins. Arrivé à Hellissandur, le camping rudimentaire au bord de la route n'est pas des plus accueillants mais nous satisfera amplement (comparé au 22 000 ISK pour une chambre dans l'hôtel le plus proche). Nous passons la fin de la journée sur la terrasse du Kaffi Syr, un petit café qui propose pâtisseries maison et dîner du jour pour un prix abordable. Finalement nous plantons notre tente dans un camping qui s'est étonnament rempli.

Au cours de la randonnée une antenne d'une taille impressionnante nous intrigue. Il s'agit d'une antenne américaine de 412m construite en 1963 aujourd'hui dévolue à une radio islandaise grandes ondes.

Le SnaefellsIngjaldshollFleurCamping d'Hellissandur


08/06 Reykjavik : la boucle est bouclée
Départ matinal pour Reykjavik, la boucle est bouclée via un tunnel sous-marin. Arrivés au terminal des bus, nous signalons le "petit" problème d'horaire rencontré dans le nord du pays et nous achetons un Golden Circle tour. Après un déjeuner au Tivoli - un excellent plan avec ses breakfasts et ses pizzas - nous partons en quête des bonnets 66North dans une zone commerciale éloignée du centre ville. Sur le retour nous passons par le Perlan, réservoirs surmontés d'un restaurant panoramique en forme de dôme.

Le PerlanBorne d'incendie


09/06 Reykjavik - Þingvellir : Golden Circle Tour
Après le Diamond Circle au nord de l'Islande, nous partons pour le Golden Circle tour. Nous avons décidé de faire étape dans le parc de Þingvellir. Là, nous partons en randonnée pour découvrir les fissures et autres failles provoquées par la dérive des plaques continentales américaine et eurasienne. Les lieux ont une place particulière dans l'histoire islandaise : le premier parlement islandais s'y serait formé vers 930. L'après-midi se termine sous une averse de pluie qui se prolongera en soirée. C'est la deuxième fois qu'il pleut vraiment depuis le début de ce voyage ! Pas grave, il y a un café à 50m de la tente.

FagrabrekkaFagrabrekka


10/06 Þingvellir - Geysir - Gullfoss -Geysir - Selfoss : la grande douche
Journée la plus humide du séjour. Nous voyons le Strokkur jaillir quelques minutes à peine arrivés sur le site. Geysir, lui, a besoin d'être stimulé avec des doses massives de soude pour réagir à l'occasion des manifestations officielles. Nous quittons les geysers pour Gullfoss qui nous joue la grande douche. Nous sommes trempés en quelques secondes. La chute d'eau est spectaculaire. Après une pause café, nous retournons à Geysir pour immortaliser la bulle bleue, prémisse à l'éjection de la colonne d'eau. Il nous faudra vingt minutes et trois jets pour capturer le phénomène.
Sur le trajet pour Selfoss, nous marquons une pause panoramique sur la Vatnsleysufoss, une petite chute d'eau tout en largeur, puis à Skalholt, lieu ecclésiastique majeur. Pour terminer, un bref arrêt au cratère du Kerið nous laisse admirer son lac d'émeraude.
A Selfoss, l'office de tourisme tente de nous envoyer en vain à l'auberge de jeunesse. Nous passons la nuit dans une guesthouse joliment aménagée et confortable en dépit du fait qu'elle soit à l'étage d'un restaurant asiatique. Elle est aussi 3100 ISK moins chère que l'auberge de jeunesse.

GullfossGullfossPause café
GeysirGeysirVatnsleysufoss


11/06 Selfoss - Reykjavik :
Nous prenons l'itinéraire inverse de celui emprunté 19 jours plus tôt. Arrivé à Reykjavik, nous signalons l'absence d'un bus. Le responsable de la planification des bus nous invite dans son bureau pour nous montrer que nos remarques ont été prises très au sérieux, c'est-à-dire jusqu'au niveau gouvernemental, pas moins (car il y a une subvention européenne qui dépend directement de la qualit&eacute du réseau de bus).
Nous passons le reste de la journée en ballade au centre de la ville, et en recherche de livres avant de voir un match de football, la coupe du monde a débuté.

12/06 Reykjavik : journée des livres
Les librairies islandaises sont remplies de littérature américaine et anglaise. Nous profitons de cette opportunité pour acheter quelques livres en version originale
Nous décidons de chercher où se trouvent les lieux de pouvoir et notre quête nous amène dans un quartier d'immeubles neufs. En y regardant de plus près, les bâtiments sont inachevés et leurs façades abîmées. Malgré cela, ils sont en partie habités. Nous concluons au naufrage immobilier. A proximité le quartier est composée de maisons traditionnelles délaissées. Nous y trouvons de nombreux graffiti, témoignage du street art d'envergure internationale. Une rapide recherche sur le net donne un nom à certains de leurs auteurs dont Theresa Himmer. Je prendrai des photos demain.

Note: les islandais mettent en avant leur passé viking au travers de leur saga mentionnée un peu partout. Il s'avère qu' une partie de leurs origines est aussi irlandaise.

House of Guinness !


13/06 Reykjavik - Blue Lagoon - Keflavik : dernière trempette
La fin du voyage est proche. Nous avons gardé le Blue Lagoon pour la fin. Le transport semble bien organisé avec la mise à disposition d'une consigne pour nos sacs à dos. Mais cela se gâte à l'entrée du complexe. La compagnie de bus a omis de nous donner nos billets d'accès. Après quelques palabres téléphoniques, l'accueil du Blue Lagoon s'excuse en nous faisant cadeau de la location d'une serviette! Après une douche (comme écrit sur les panneaux), nous nous rendons dans les bassins où nous trempons 2h. Nous avons du temps à tuer, alors nous testons hammam, sauna, mini cascade. Après un dîner léger nous reprenons une ultime fois le bus dans une joyeuse désorganisation devant la consigne à bagage. Le bus fait des détours interminables dans la base militaire désaffectée, multipliant les arrêts inutiles. Finalement nous arrivons à l'aéroport où nous n'avons plus qu'à attendre l'embarquement.

Note: le Blue Lagoon est, à l'instar des Nature Baths de Mývatn, alimenté par les eaux de sortie de l'usine géothermale Svartsengi.

Street artStreet artTheresa Himmer
Borne d'incendieUn breakfast copieux
Eaux de SvartsengiEaux de SvartsengiEaux de Svartsengi


14/06 Keflavik - France : 23 jours plus tard
Décollage prévu à 01h05, arrivée à 06h30 Roissy Charles de Gaulle. En attendant notre train, nous prenons un petit déjeuner. Les vacances s'achèvent... Un coup d'oeil sur nos photos, prouve que nous n'avons pas rêvé : le mauvais temps islandais a failli à sa réputation.





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